MOULINEX

05/04/2012 21:01

 

 

Moulinex  était une société de petit électroménager qui  a été créée  par Jean Mantelet, l'inventeur du Moulin-Légume.  Jean Mantelet était cogérant d'une manufacture d'emboutissage , la Manufacture d'emboutissage de Bagnolet Mantelet et Boucher qui fabriquait des appareils ménagers à main à Bagnolet. Utilisant le principe de la rotation, il avait inventé  en 1932 ce qui était alors un moulin mécanique à légumes, pour lequel il déposera un brevetà l'INPI . Il  passera rapidement à la production de masse, et installera  la production dans une usine à Alençon en Normandie. La Manufacture d'emboutissage de Bagnolet Mantelet et Boucher prend la dénomination de Le Moulin-Légume,

Après le succès de son épluche légume Légumex, lancé en 1954, Jean Mantelet invente le premier moulin à café électrique  en 1956. La société devient  Moulinex en 1957.  Une usine est créée en 1958 , spécialisée dans le moulin à café et le sèche-cheveux, suivie de la création  en 1960  de l’usine Moulinex à Falaise.

Le secret de la réussite de Jean Mantelet qui a créé une révolution dans l'électroménager a été décrit comme le mariage de l'ingéniosité et de la modernité. (v. http://www.labelmark.com/fr/dossier/moulinex/moulinex_histo.htm ) . Alors que les  "robots ménagers" à utilisation multiples  produits par les fabricants d'électroménagers sont lourds et chers,  avec des moteurs puissants à tout faire,  et que les appareils ménagers utilisés par les ménagères sont essentiellement des appareils à main, Jean Mantelet va construire des produits avec  des petits moteurs électriques, individualisant les fonctions. Jean Mantelet greffe sur des systèmes de base ingénieux un petit moteur, d'abord pour des instruments de cuisine puis pour des produits pour la maison et enfin pour les soins de la personne. Il s'agit de faciliter chaque tâche de la ménagère, ce qui se traduit par le slogan "Moulinex libère la femme", lancé en 1960, avec des produits bon marchés, au design agréable, dans un esprit parfaitement conforme à la société de consommation des Trente Glorieuses. De nouveaux produits apparaissent chaque année.  Les ménages européens s'équipent. 

Par ailleurs Jean Mantelet a une recette marketing qui fonctionne parfaitement à cette époque "Si vous faites de la publicité à la télévision, vous obligez les distributeurs à référencer et à vendre vos produits".

Le Robot-Charlotte sort en 1960 et est suivi par une série de robots Moulinex : Robot-Marie (1961), Robot Jeannette (1963) Robot Marinette (1966)..En 1961 sort le premier aspirateur Moulinex, appelé plumeau.

Les usines se multiplient, comme les produits : 1963  Cormelles-le-Royal, 1966  Mamers, 1969  Fresnay-sur-Sarthe 1971 Saint-Lô. 1971 Villaines-la-Juhel. 1973  Domfront et Mayenne.  Jean Mantelet a une politique d'usines dédiées, qu'il continuera toujours.

Moulinex est introduit en bourse en 1969.

En 1971 sera lancé la première cafetière électrique et en 1979 le four à micro-ondes.

En 1974 apparaitront les premiers signes de la crise de l’électroménager. En six ans, Moulinex va perdre 1500 emplois en ne remplaçant pas les départs . 1975  Bayeux. 1977 Granville et Virginia Beach (États-Unis), 1978 Celaya (Mexique).

Au début des années 1980 Moulinex est le fabriquant n°1 du petit électroménager en France. Le groupe emploie 10 700 personnes réparties dans 12 usines. Les jours de chômage technique commencent à se multiplier.  Les créations d'usines continuent cependant :

En 1984 Moulinex rachète « Swan », société anglaise spécialisée dans les bouilloires et les casseroles, En 1985 l'expansion continue avec l'ouverture des usines Moulinex à Carpiquet (spécialisée dans les micro-ondes) et à Thurles (Irlande).

En 1985 Moulinex connait son premier exercice déficitaire. En 1986 : Moulinex supprime 1600 emplois. Les effectifs descendent à 8 500 salariés. Moulinex crée cependant encore de nouvelles usines 1989 :  Birmingham et Lye (Grande-Bretagne), et Omegna (Italie), 1990 : Le Caire (Égypte).

Les distributeurs exercent une forte pression sur les prix, il y a un éclatement du secteur, la concurrence asiatique est forte, mais il y a aussi une forte concurrence européenne. En 1986 Jean Mantelet devient hémiplégique et quitte la direction de l'entreprise.

Au printemps 1988, Jean Mantelet met en place un schéma de transmission aux salariés en réservant le contrôle aux trois dirigeants qui étaient ses proches. Ce schéma est structuré avec l'aide de son principal banquier le Crédit Lyonnais, et Clinvest en est le pivot. Il s'agit d'un RES (rachat de l'entreprise par ses salariés) , avec une  Société civile des fondateurs (SdF), composée des « héritiers » de Mantelet :Michel Vannorenberghe,  l'homme des finances ; Gilbert Torelli, le « fils spirituel », chargé du commercial ; Roland Darneau, l'homme de la production, et Jacques Texier, ancien membre du conseil d'administration. A eux seuls, ils détiennent 51 % des droits de vote avec seulement 25,7 % du capital. Gilbert Torelli et Vannoorenberghe ont chacun 35 % de la SdF. Torelli, a le privilège de gérer les 200 millions de francs placés dans la holding financière, la Financière Moulinex. Les autres salariés, eux, ont moins de 30 % du capital de Moulinex.  Le RES endette Moulinex auprès des banques.

Le schéma  était particulièrement pernicieux, car il divisait le pouvoir entre les "héritiers" de Mantelet, Darneau, Torelli et Vannorenberghe. Les luttes commencent dès avant la disparition de Jean Mantelet. En 1990, quand le fondateur, âgé de 90 ans,  passe  la main, il adoube Roland Darneau. Sa nomination au poste de président est mal digérée par les autres héritiers, il n'y a pas de véritable patron.

En 1990 l'endettement du groupe s'élève à 350 millions €.

Jean Mantelet décède  en janvier. 1991. .Le RES  débouche  sur une guerre de succession entre Darneau et Torelli , qui avec l'appui du Crédit Lyonnais veulent une politique d'expansion et Vannorenberghe.

En 1991 Clinvest et  le Crédit Lyonnais entrainent  Moulinex dans l'acquisition ruineuse de Krups. Cette acquisition étrangle financière Moulinex.  Krups était une société fabriquant des produits de haut de gammes, alors que Moulinex , qui était une marque populaire, devait concurrencer les importations asiatiques sur les produits bons marchés.  Krups avait quatre usines en Allemagne, Irlande, Mexique et Hong-Kong. Par ailleurs Krups était mal en point.

Darneau  avec l'appui du Crédit Lyonnais éliminant  Vannorenberghe. Il tente ensuite de maîtriser  Torelli. Le RES se transforme en bombe à retardement : les luttes internes empêchent le développement des stratégies industrielles et commerciales. Moulinex est une maison à la dérive, alors que son rival, SEB, s'adapte à la concurrence en innovant, en délocalisant et en réalisant des gains de productivité.

En 1994 il est clair que Moulinex ne maîtrise pas la situation. Elle s'est créé beaucoup de dette pour racheter Krups et n'arrive pas à rentabiliser cette situation. Moulinex est proche du dépôt de bilan, une situation que ne reflète pas le cours de bourse de l'action.

Face aux difficultés de Moulinex, Darneau  tente de sauver la société en adossant le groupe à l'irlandais Glen Dimplex. Gilbert Torelli s'y oppose. Roland Darneau   fait appel à un chasseur de têtes pour recruter un nouveau patron.

Il s'agit de Jules Coulon, un ancien de Michelin, début 1994.  Jules Coulon fait sortir Moulinex du RES. En mai 1994, Jean-Charles Naouri entre, avec sa société d'investissement Euris, à hauteur de 40 % dans le capital. Il apporte un milliard de frances. Il se donne trois ans pour rétablir les finances de l'entreprise.

Un effort de rationalisation est mis en place, avec une centralisation de la politique d'achats du groupe, encore éclatée ;  la mise en place d'une structure marketing pour faire face à  la grande distribution. L'usine de Granville est fermée, celle de Domfront. est vendue;

Début 1995, les pertes, réduites de moitié, s'élèvent encore à 121 millions de francs. En février 1996 Jean-Charles Naouri remplace  Jules Coulon, par  un de ses amis, Pierre Blayau, inspecteur des finances.

Miné par ses baronnies, Moulinex  est en perte constante. perd de l'argent chaque jour. Les stocks sont excessifs, le nombre de produits référencés pléthorique, les fournisseurs beaucoup trop nombreux.

Blayau  constitue une équipe de proches et de  choc avec notamment l'ancien PDG de Whirlpool en France, Alain Grimm-Hecker, et, à la production, un ancien de Valeo, Bernard de Crevoisier.  Les prix de revient de Moulinex sont de 30% supérieurs à ceux de SEB. Blayau  annonce un  plan chirurgical. 

Au mois de juin 1996, Pierre Blayau tétanise les Moulinex en annonçant le : « Plan de reconquête de la performance »  qui repose sur un plan social de grande ampleur : 2 600 emplois doivent être supprimés - dont 2 100 en France sur trois ans - et la fermeture des usines de Mamers (390 salariés) et d'Argentan  (262 salariés).   Les usines fermeront en juillet 1997 mais on ne dénombrera que 19 licenciements secs.  Blayau met en place un vaste "plan Robien" de réduction du temps de travail moyennant de généreuses aides publiques.   Le plan social est tardif et ne redresse pas la situation.

En 1996 et 1997 Moulinex affiche  cependant un profit.

En octobre 1997 le pacte de contrôle est dissous et l'actionnariat de contrôle a disparu. Le public détient 73% des actions, Torelli 10% et un fonds PDFM (Phillips Drew Asset Management) basé en Suisse, émanation de l'UBS et d'une banque anglaise, en a 13%. Le cours de bourse est à 70F. Naouri s'est retiré  en janvier 1998 avec une plus value de 320 millions de francs, la restructuration ayant fait doubler de valeur le cours de l'action. Un nouveau conseil d'administration est désigné.

Moulinex est touché de plein fouet par les crises qui frappent l'Asie puis la Russie. La Russie pèse 10% dans le chiffre d'affaires du groupe et constitue le second marché du groupe. L'entreprise replonge. Blayau cherche une alliance industrielle. En janvier 1999 Moulinex émet des OCEANE pour 115 millions€.

En janvier 2000 Blayau annonce un nouveau plan : 2 100 emplois sont de nouveau menacés, avec un troisième plan de restructuration passant par l'externalisation d'activités déficitaires.  Blayau cherche à sous traiter la fabrication tout en gardant la R & D.  Une augmentation de capital de 800 millions de francs est décidée.  Il conclut des accords avec les concurrents du groupe, en vertu desquels les aspirateurs seront fabriqués par le polonais Zelmer, les micro-ondes par l'américain Whirlpool, les moteurs par Johnson Electric, accroissant l'hostilité des personnels . Les ventes atteignent péniblement 7,5 milliards de francs.

En février 2000 Blayau indique à l'assemblée générale que le dépôt de bilan était une éventualité si l'augmentation de capital échouait et si le plan de restructuration ne pouvait être mené à bien.

En mars 2000 Moulinex lance l'augmentation de capital de 122 millions €. En mars 2000, d'El.Fi,  entre au capital de Moulinex en rachetant 4,6 % , franchissant le seuil des 15%  le 13 mars 2000,   puis 25%.  El FI est un groupe financier familial italien, fort secret, dirigé par Luigi Novicelli. El.fi SA possède 100% du capital de Brandt SA. qui vend des machines, frigos et cuisinières sous diverses marques, en particulier Vedette et De Dietrich. El fi avait racheté Brandt en 1992 à Thomson.

Les frères Nocivelli récusent le plan Blayau, insistent sur les synergies entre le gros électroménager et le petit. Moulinex additionné à Brandt représente 2,6 Mds€ de chiffres d'affaires.

Plutôt que de faire une OPA couteuse, ils veulent un rapprochement entre les deux entreprises. Moulinex étant coté, alors que Brandt ne l'est pas , ils veulent une absorption d'Elfi SA par Moulinex.

Le processus de fusion entre les deux groupes est engagé, les banquiers de Moulinex poussent à la fusion avec Brandt en aout 2000. Il n'est plus question de fermeture de sites, mais au contraire  de conservation de sites en Europe. L'avenir de Moulinex est peint en rose.

Le 7 juillet 2000 est publié un communiqué commun El-fi Groupe Moulinex.  Les deux groupes précisent les étapes et les perspectives de ce rapprochement.

Le 27 septembre 2000 un conseil d'administration du Groupe Moulinex se réunit sous la présidence de Pierre Blayau. Il mandate son président pour permettre à un prochain conseil d'administration d'arrêter le projet de fusion. Il indique qu'au terme de la fusion le Conseil nommera à la tête du nouveau groupe un nouveau président, Patrick Puy alors Directeur général et administrateur du groupe Legrand.

Le processus de fusion est lancée en octobre 2000.  Le nombre de licenciements dans le plan passe de 1500 à 3000, Krups va être vendu, des emprunts bancaires supplémentaires sont contractés avec renforcement des garanties.

Le 22 décembre 2000  les actionnaires de Moulinex approuvent la fusion avec Brandt, via le groupe italien Elfi.  Il s'agit d'une fusion absorption de la société El.Fi. SA par la société Moulinex SA.  La fusion a été conçue sur une parité de 68 pour El.FI/Brandt et 32 pour Moulinex. A la suite de la fusion, El. Fi possède 74,3% du capital. Le nouveau groupe, avec une chiffre d'affaires de 17 milliards et plus de 20.000 salariés, se donne pour objectif, grâce à la taille atteinte, une augmentation significative de la rentabilité.   Brandt devient la filiale gros électroménager du nouvel ensemble

Crédit Lyonnais et Société Générale ont perçu respectivement 3,2 millions et 3 millions d'euros d'honoraires en tant que conseils. La Banque Rothschild obtient elle le 9 février 2001 1,8 million pour sa mission lors de la fusion.

Dans le conseil d'administration  de Moulinex présidé par Patrick Puy siègent  Gilbert Torelli, Pierre Dauzier, Marc Olivier Laurent, Jerome Clavet, Mauro Grifi, Marcello Tajani, Georges Danton, Yves René Nanot, Yves Lyon Caen, Luigi Nocivelli, Francis Olivier et Suez Industrie.

En décembre 2000  le patron de Brandt-Moulinex a été nommé : c'est Patrick Puy, un polytechnicien, ancien de Legrand,  qui remplace l'énarque Blayau. Il est alors à la tête d'un nouvel ensemble de 21 000 salariés et de 17 milliards de francs de chiffre d'affaires.  Patrick Puy n'arrive pas à gagner la confiance du personnel.

Les frères Nocivelli font remonter 120 millions d'euros d'Elfi vers le holding personnel qu'ils contrôlent directement, justifiant cette opération en expliquant que cette somme est le fruit de la revente des sociétés Chaffoteaux-Maury et Domo-services qu'ils viennent de céder.

Le 25 avril 2001  Patrick Puy  annonce son plan de redressement au conseil d’administration, avant de le dévoiler le lendemain au Comité central d’entreprise : c'est un plan social drastique avec  fermeture de six usines. suppression de 4000 emplois dont 1500 en France. Le plan prévoit la fermeture de six usines, dont les des usines d’Alençon,  Cormelles-le Royal (Calvados) et Lesquin (Nord).   L'endettement est de 760 millions € pour un chiffre d'affaires de 2,5 milliards €. Le coût de la restructuration est estimé à 200 millions €.  L'objectif du plan, compte tenu des synergies entre les groupes Moulinex et Brandt,  est le retour à l'équilibre à l'horizon 2003 et pour 2005 3 à 4% de résultat net sur chiffre d'affaires.

Patrick Puy justifie les mesures de restructuration en soulignant que les pertes sont colossales et l'endettement énorme ( 130 millions € de pertes, 766 millions € d'endettement dont 469 millions€ à moyen et long terme). Il affirme que le projet de plan n'est pas une énième action de restructuration, mais un véritable plan d'entreprise destiné à rétablir l'équilibre en 2003 et en 2005 à assurer une rentabilité de 3 à 4% de résultat net sur chiffre d'affaires.

Les syndicats saisissent la justice. Le Tribunal de grande instance de Nanterre ordonne la désignation d'un expert judiciaire pour analyser la situation économique née de la situation économique. Le rapport d'expertise présentée au CCE critique le plan de sauvetage. La direction maintient l'essentiel de son plan en létat.

Le plan de financement est approuvé par le conseil d'administration le 23 juillet 2001.

En juillet  2001  l'ampleur des pertes alimente les rumeurs de dépôt de bilan.

Le 28 aout 2001 la ligne San Paolo est remboursée.

Elfi qui devait souscrire à une augmentation de capital revient sur sa décision. En l'absence de nouveaux financeurs, le conseil d'administration décide le dépôt de bilan.  Les sociétés Moulinex et Brandt procèdent au  dépôt de bilan le 7 septembre 2001    confirmant les rumeurs qui ont circulé tout l'été, en septembre 2000, . Les pertes en 2000 ont été de 800millions de francs.  Moulinex a une dette de  cinq milliards de francs (766 millions €) .  Le groupe a 22.000 salariés, dont 11.000 en France.

Les banques ont des sûretés sur les stocks, évalués à une somme entre 600 millions de francs et un milliard de francs.

Le 17 septembre 2001 il apparait que les envoyés de SEB s'installent au siège Moulinex, dans les usines et les filiales étrangères. P. Puy a donné instruction de tout ouvrir. Le 25 septembre 2001 P Puy donne ordre de satisfaire toutes les demandes d'information des envoyés de SEB, qui oscultent tout : informatique, brevets, etc.  Le 28 septembre 2001 SEB fait une première offre.

Les administrateurs judiciaires se restreignent aux offres de SEB, Fidei et Euroland. Fidei est un fonds de pension américain qui s'était illustré en se proposant à la reprise d'AOM.  L'offre de SEB a la faveur du gouvernement, du PDG Patrick Puy et des banques. Une audience se tient au Tribunal de commerce de Nanterre le 3 octobre 2001. Le 12 octobre 2001, SEB présente une offre complémentaire. Le 22 octobre 2001 le tribunal de commerce de Nanterre rend un jugement autorisant le licenciement des personnels non repris, soit 3257 personnes. Les marques  et les brevets sont rachetés par SEB qui ferme les usines.La date d'entrée en jouissance du plan de SEB est le 29 octobre 2001. Patrick Puy devient Vice Président de SEB.

Il apparait que les banques considéraient qu'il n'y avait pas de place pour deux fabricants de petit électroménager, et il est clair que Moulinex a été sacrifié à SEB qui était en dynamique d'ascension alors que Moulinex depuis la disparition de Jean Mantelet était en crise. Tout donne l'impression d'une disparition programmée de Moulinex qui permette la combinaison des parts de marché de Moulinex avec celles de SEB, que les autorités de la concurrence n'auraient pas accepté sinon, en utilisant l'exception de "l'entreprise défaillante".